Lettre Ouverte à la Vie


Hey, on ne t'a jamais dit que ça ne se faisait pas de donner le plus beau, le plus incroyable, le plus merveilleux des cadeaux si c'était pour le reprendre ?! Et d'une façon monstrueuse en plus !
Je t'ai maudite cette semaine.
Et par-dessus tout, j'ai détesté être une femme...
Et pourtant, pourtant, j'ai toujours ce foutu, ce magnifique espoir qui me colle à la peau.
C'est plus fort que moi, j'ai foi en toi la vie. Parce que malgré cet enfer que je viens de vivre pour la seconde fois, j'ai reçu tellement de témoignages de ta beauté... Entre les larmes et la douleur il y a eu tellement d'amour, de soutien, de bienveillance... On ne s'en remettra jamais, on ne l’oubliera jamais ce tout petit petit petit être que tu nous as repris, encore une fois. 
Tout l'avenir que je lui avais imaginé, c'est comme des faux souvenirs, c'est ça le deuil de quelqu'un qui n'est jamais né alors ?
Et l'avenir ? Je veux les rendre réels ces "souvenirs", je veux en faire notre avenir. 
Alors malgré toute cette souffrance la vie, je dois te dire merci, parce que malgré cet enfer, l'Amoureux et moi n'avons pas été seul, nous n'avons pas perdu espoir, nous avons quand même pu sourire par moment cette semaine, alors je ne peux pas t'en vouloir complètement. 
Parce qu'au milieu de la peine, il y a la lumière, la promesse de lendemains meilleurs. Il y a eu tellement de mots gentils, de soleil quand j'en avais besoin, le simple fait aussi de pouvoir vivre ici à cette époque et d'avoir accès à des calmants, des repas faits avec amour parce que nous ne pouvions plus (merci maman d'être venue prendre soin de nous, tu es formidable et je t'aime fort), du soutien, des petits trésors qui nous montrent que, malgré tout, tu as fait ce que tu as pu pour nous rendre les choses moins difficiles... Alors bon, si c'est comme ça que ça devait être, tu t'es quand même pas trop mal débrouillé pour qu'on en sorte vivant. 
Ne t'en fais pas pour moi, je vais encore pleurer, mais je suis comme ça, je ne peux pas m'empêcher de vivre pleinement et passionnément, et il y aura les larmes et les sourires. Je ne vais pas laisser tomber, je ne peux pas, il y a un petit bébé qui m'attend quelque part dans mon futur et je me dois d'avancer vers lui, le moins amochée possible. Tu vas voir la vie, on va réussir ! aides nous s'il te plait à nous réunir, tous les trois. 

Merci à ces âmes précieuses qui par leur gentillesse, ne serait-ce que par un petit mot, nous ont mis du baume au cœur. 
Et les petites douceurs réconfortantes aussi...


Maintenant la vie si tu veux bien, nous aimerions te partager, nous aimerions te créer, nous aimerions te donner à un petit fruit de notre amour, nous avons besoin d'entendre son premier cri, de sentir sa peau douce, sa chaleur de bébé, son odeur. Alors s'il te plaît, je t'en supplie, ne nous reprend jamais plus un cœur que nous avons réussi à faire battre. Ne nous brise plus le notre de cette façon. Allez viens, on avance maintenant, mène nous vers ce petit être qu'on puisse enfin partager tout cet amour. 


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